EXPO : BALENCIAGA, L’OEUVRE AU NOIR

          Par une après-midi parisienne ensoleillée, on est parti découvrir l’exposition Balenciaga. À mi-chemin, on s’interroge : s’enfermer au musée par un temps pareil, était-ce bien pensé?  Malheureusement c’est le dernier jour de l’expo et notre amour de la mode nous pousse à préférer L’oeuvre au noir à la terrasse d’un café. Arrivé au musée, on fait la queue assez rapidement et la découverte peut commencer. Bonne surprise, le musée Antoine Bourdelle, du nom du célèbre sculpteur français, niché dans le 14ème arrondissement de Paris à Montparnasse est un dédale de salles lumineuses entourées de jardins. On se cultive au grand air, profitant des courants d’air frais qui apaisent les esprits lorsqu’il fait trop chaud dans la capitale.

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L’originalité de cette exposition : mêler les créations du couturier espagnol Cristobal Balenciaga aux sculptures impressionnantes de Bourdelle. Une idée au premier abord étrange mais finalement fort séduisante. Dans cette esthétique, pureté des lignes, droiture et mouvement s’entremêlent tandis que le noir des robes et le blanc du marbre se complimentent.

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Une autre surprise lorsqu’on rentre dans cette grande salle : un panneau nous explique que l’on peut télécharger l’application de l’exposition, gratuitement, pour avoir des commentaires audio et vidéo. On navigue donc entre les oeuvres avec le sentiment agréable de percer leur secret que les écriteaux ne laissent pas transparaitre, combien même on parvient à les lire entre les mille de paires d’yeux qui s’y agglutinent. Cette application est un coup de génie, preuve que la technologie, lorsqu’elle est pensée au service de l’expérience humaine, apporte une véritable plus-value.

 

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Après cette première salle, on découvre le jardins. Des bancs et des transats accueillent les petites mamies qui profitent de cette petite pause pour s’éventer. L’atelier suivant est superbe. Les précieuses créations Balenciaga sont enfermées derrière un rideau noir qu’on se doit de soulever délicatement afin que la lumière n’altère pas le noir profond du tissu.

 

 

 

 

Après quoi, les salles situées en bas des Ateliers de Bourdelles sont plus sombres. On y accède par un petit escaliers juste après le couloir où s’exposent les croquis de la Maison Balenciaga. La lumière est tamisée, l’atmosphère plus grave tandis que les œuvres de Bourdelle ont perdu de leur blancheur éclatante.

 

Les robes se parents de sequins et de rubans, plus festives, plus audacieuses. Chaque perle y est cousue avec le plus grand soin laissant deviner les heures de travail interminables que chaque pièce a demandé aux couturières qui l’ont réalisée. La rigueur de Cristobal Balenciaga est encore perceptible dans ces silhouettes très architecturées, laissant découvrir des silhouettes longilignes à la taille fine et aux épaules structurées. La rumeur se confirme : la robe noire est l’indispensable pièce féminine.

 

Comme sorti d’un songe, on remonte l’escalier et on retrouve la lumière du samedi ensoleillé. On en profite pour monter à l’étage. On y contemple les derniers bustes de Bourdelle sur la terrasse dominant le jardin. Et si on retournait dans les jardins se reposer ?

 

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http://www.esprit-de-france.com/fr/article/balenciaga-loeuvre-au-noir

http://www.vogue.fr/culture/a-voir/diaporama/exposition-mode-2017-cristobal-balenciaga-noir-musee-bourdelle-galliera-paris/41064

http://www.kering.com/fr/magazine/noir-sur-noir-paris