Adieu, Alaïa

          Le 18 novembre 2017, la mode a perdu un génie en la personne d’Azzedine Alaïa. Connu pour respecter son processus créatif en refusant le diktat du calendrier de la mode, le couturier franco-tunisien laisse en héritage une vie à sublimer les femmes. On retiendra de lui les robes du soir moulantes, aux silhouettes gracieuses et féminines. On dit de lui qu’il dessinait peur « parce qu’une femme ne peut s’habiller d’un dessin« , préférant « sculpter » les vêtements sur ses mannequins. (Wikipédia, d’après les propos rapportés de Laurence Benaïm, journaliste de mode). Son ami et ancien directeur du Palais Galliera disait de lui :

« À mes yeux, Azzedine Alaïa est le dernier grand couturier. Le seul qui maîtrise toutes les étapes de conception et de réalisation d’un vêtement. Il fait partie de cette génération de couturiers, de Madeleine Vionnet à Cristóbal Balenciaga, ou de nos jours Rei Kawakubo de Comme des Garçons, dont le travail, la concentration et la maîtrise priment avant tout. »

M. Saillard préparera pour la maison Alaïa un hommage à travers une exposition qui sera tenue dans les ateliers du créateur lors de la Paris FW. Ensuite au printemps 2018 présentera une exposition imaginée bien avant la mort d’Azzedine Alaïa, qui correspondra à l’ouverture du flagship londonien de la maison de coute. Grazia rapporte que près de soixante pièces y seront exposées. Enfin, Vogue annonce la mise en place de bourses « visant à soutenir les jeunes talents visionnaires et prolonger l’héritage et le savoir-faire français. »

Azzedine Alaia’s : Quand la couture devient sculpture