GUCCI CRAZE

          Dernièrement, Gucci a fait le pari des millenials et ça fonctionne ! Comme le rapportent Les Echos, sa croissance sur les 9 mois qui se sont écoulés avoisine les 45,5% (article màj le 27/12/2017). Ce revirement, François-Henri Pinault l’attribue à un « risque créatif ». Mais la réussite est également financière puisqu’elle tire à la hausse la valorisation du groupe Kering qui pâtissait depuis quelques temps des performances de Puma.

Pour réussir à se repositionner au coeur de la tendance et donc le coeur des plus jeunes consommateurs, Gucci a pu compter sur la créativité délirante d’Alessandro Michel. Depuis son arrivée à la direction artistique en 2015, Gucci s’est rendue de plus en plus désirable. Si les collections sont empreintes d’une influence rétro, le sentiment véhiculé est résolument fun, dans l’ère du temps. La disponibilité accrue de produits d’entrée de gamme (petite maroquinerie, accessoires de téképhone, écharpe, porte clés) également dépoussiérés à coups de motifs et d’imprimés, a permis de séduire cette nouvelle clientèle.

Côté nouveauté et actualités, Gucci a également lancé son application cette année et projette d’ouvrir un Lab en partenariat avec la prestigieuse université Bocconi de Milan.

Si les estimations à court terme sont optimistes, les observateurs s’interrogent sur la longévité de cette stratégie. Il est vrai que le prix dans le luxe, le prix est une composante que l’on fait accepter au client en fin d’expérience. Souvent, on le justifie par l’intemporalité du bien acquis. Or, on peut douter que les sac imprimés et customisés à souhaits soient au gout du jour quand la vague 90’s sera passée.

Mais peut-être que le luxe construit un avenir sur de nouvelles bases. Une chose est sûre, la nouvelle génération de consommateurs est très imprévisibles de part le caractère inédit de ses comportements d’achats et ses relations aux marques. Soyons optimistes pour l’avenir de Gucci qui ouvre certainement la voie à beaucoup d’autres maisons!