FASHION’S FREE CULTURE

Dapper Dan et la mode, le paradoxe de l’industrie : 

          Dapper Dan est un styliste de Harlem qui fait fureur dans les années 1980, grâce à ses créations reproduisant les logos des grandes marques. Malheureusement, les enseignes de luxe Louis Vuitton, Gucci et Fendi ne voyaient pas ce détournement d’un bon oeil à l’époque et on poursuivi le créateur en justice. En 1992, condamné pour vol de propriété intellectuelle, il ferme sa boutique. Jusqu’au mois de Mai 2017, la mode l’avait oublié : retournement de situation, Alessandro Michele, directeur artistique de Gucci est accusé d’avoir plagié Dapper Dan. Le retour des 90’s a été propice effectivement au retour des logos, en lien avec une street culture de plus en plus mainstream. Michele s’est donc expliqué, présentant son travail comme un hommage au couturier de Harlem, propulsé sous les projecteurs par la dernière campagne Gucci.

Contrefaçon au quotidien : 

          La contrefaçon n’est pas nécessairement une affaire de logos. Zara est souvent citée pour ses répliques de plus en plus fréquentes des pièces vues sur les podiums. L’argument avancé pour défendre cette pratique estime qu’il n’y a pas de concurrence déloyale étant donnée que les cibles de l’enseigne espagnole et des grandes maisons ne sauraient se confondre. Alors démocratisation de la mode ou vol de propriété intellectuelle ? N’hésitez pas à partager vos opinions en commentaire!